Le «Credit Score» aux États-Unis… et en Belgique

Aux États-Unis, la solvabilité d’un individu se calcule sur base de son historique de crédit. Ce concept, la Belgique l’applique aux entrepreneurs. Le moment n’a jamais été aussi juste, comme le confirme Michel Vermaerke, Administrateur délégué de Febelfin : «Aujourd’hui, les entreprises qui peuvent présenter un dossier de crédit solidement étayé ont toutes les chances de voir leur demande se transformer en crédit.» Je vous livre quelques clés pour réussir votre prochain «date» avec votre banquier.

Le «Credit Score» version USA

Les expatriés le savent bien, rien n’est plus complexe qu’une ouverture de crédit en Amérique du Nord. Si vous ouvrez un compteur d’électricité, louez un bureau, souscrivez au câble ou à un abonnement téléphonique, trois agences de notation livrent aux fournisseurs une note de crédit, allant de 300 à 850. Elle va refléter votre crédibilité de payeur. J’ai déjà évoqué quelques pistes pour peaufiner ce score rapidement. Un score élevé est essentiel, pour le particulier comme pour l’entrepreneur. Plus la note est haut perchée, plus les conditions de prêt d’argent sont avantageuses.

Le «Credit Score» en Belgique

Il est moins connu, mais ce score de crédit existe également. Il se base d’une part sur des données quantitatives et qualitatives.  Exemples : les mouvements sur vos comptes, la gestion des découverts, le paiement de vos cotisations, les arriérés auprès du fisc, le dépôt des comptes annuels, leslitiges juridiques et même… la santé de votre management si vous avez une PME.

Le hic, c’est qu’il n’existe donc pas de système universel.  Le calcul de la notation se fait sur base d’un modèle statistique, mais ce dernier est propre à chaque établissement bancaire. Pas de conseil miracle, mais du bon sens : gérez vos affaires sainement, en « bon père de famille » et votre notation en profitera. Ne vous découragez pas trop vite. En aucun cas ce score n’influence la décision d’octroi, mais il donne une indication du risque que votre demande représente.

Les banques veulent investir en vous, à condition que vous présentiez des garanties minimales.

Pour obtenir un score élevé et solide, il faut respecter certaines règles et vous soumettre à une certaine rigueur.

Ce qui joue en votre faveur :

> Votre structure optimise la gestion des clients, fournisseurs et son fonds de roulement ;
> Votre société montre des ressources suffisantes en capital ;
> La santé financière de votre activité ne présente pas mauvaises surprises ;
> Vous pouvez livrer des informations quantitatives et qualitatives permettant au banquier d’y voir clair.

Ce qui jouera contre vous :

> Une situation financière dégradée à cause de négligences ;
> Des découverts autorisés ou non auprès de nombreuses banques et établissements de crédit ;
> Une mise en liquidation ;
> Un manque de liquidité.

Besoin de conseils ? Contactez Alain Charbonnier et l’équipe de MyExpat.US à Los Angeles.

Consultez l’article original sur Lesoir.be.

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